Le président de la HAMA a animé, ce lundi 26 octobre 2020, une journée d’information et d’échanges sur son institution. Y ont pris part les Présidents des grandes institutions, quelques membres du gouvernement, chefs de missions diplomatiques et partenaires techniques et financiers du Tchad.

Cette journée d’information et d’échanges est la toute première organisée par l’instance de régulation des media tchadiens. Selon M. Dieudonné Djonabaye, président de la HAMA, son institution est une autorité administrative indépendante qui a pour mission première d’accompagner les media afin qu’ils répondent au mieux aux enjeux démocratiques majeurs. La pierre angulaire de son action reste la formation des journalistes pour que la presse nationale retrouve ses lettres de noblesse.

Revenant sur la fermeture de douze titres qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, M. Djonabaye a rappelé que cette mesure s’inscrit en droite ligne de la loi n°31/PR/2018 portant ratification de l’ordonnance n° 025/PR/2018 du 29 juin 2018 portant régime de la presse écrite et des media électroniques au Tchad. En effet, l’article 17 dispose que : « tout organe ou périodique doit avoir un directeur de publication et un rédacteur en chef, tous deux (02) formés en journalisme avec un niveau Bac + 3 au moins. Ils doivent avoir au moins la majorité, jouir de leurs droits civiques et n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation judiciaire. Le Directeur de publication doit obligatoirement être de nationalité tchadienne ».

Selon le président de la HAMA, c’est depuis 2018 que son institution a saisi les différents patrons de presse pour une mise en conformité au regard de la loi. Pour ce faire, une approche pédagogique a même été adoptée par l’envoi de plusieurs courriers de rappel. Malheureusement, les responsables des douze journaux sanctionnés ont refusé de donner suite aux nombreuses sollicitations de la HAMA.

A la veille de la présidentielle d’avril 2021, M. Dieudonné Djonabaye a rassuré les partenaires techniques et financiers du Tchad que les media joueront pleinement leur rôle. Pour ce faire, ils bénéficieront du soutien total de l’organe de régulation. Il a aussi présenté le projet de création d’un centre de formation et de perfectionnement des journalistes tchadiens et demandé l’appui des partenaires pour sa matérialisation.

Parmi les préoccupations soulevées au cours cette journée d’information et d’échanges, les participants sont revenus sur les dispositions de la loi 31, l’aide à la presse et les difficultés rencontrées par les journalistes dans l’exercice de leur métier.

Catégories : ACTUALITÉS

0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
26 × 1 =